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Nouvelle Alliance Démocratique du Sénégal – NADEMS

July 12, 2010

Nouvelle Alliance Démocratique du Sénégal
N.A.DEMS

Le Changement Pour 2012

PROGRAMME D’ORIENTATION
POUR
LE DEVELOPPEMENT DU SENEGAL

Janvier 2010

I – ORIENTATION GENERALE

Le Peuple du Sénégal a proclamé solennellement son indépendance et son attachement aux droits fondamentaux de l’Homme.

S’inspirant de notre devise UN PEUPLE UN BUT UNE FOI, NADEMS proclame aussi le respect et la garantie intangible des libertés politiques et syndicales, des droits et des libertés de la personne humaine, de la famille et des collectivités locales,

Soucieux de préparer la voie de l’unité des États de l’Afrique et d’assurer les perspectives que comporte cette unité,

Conscient de la nécessité d’une unité politique, culturelle, économique et sociale indispensable à l’affirmation de la personnalité africaine,

Conscient des impératifs historiques, moraux et matériels qui unissent les États africains,

NADEMS ne ménagera aucun effort pour la réalisation de l’Union Africaine.

La République du Sénégal est laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion. Elle respecte toutes les croyances.

La Nouvelle Alliance Démocratique, a pour ambition de conquérir le pouvoir par la voie démocratique, afin d’apporter les solutions idoines aux problèmes de développement scientifique, technologique, économique, environnemental, culturel et social du Sénégal et de l’Afrique.

Le présent Programme repose sur un ensemble de démarches, de plans d’actions et de lignes directrices tendant vers un Projet de Société spécifiquement Sénégalais et Africain, fondé sur la Vérité et le Réalisme. Il vise, en priorité, l’épanouissement intégral de tous les Sénégalais sans exclusive, par la promotion et la mise en œuvre de politiques qui réduisent les inégalités, privilégient l’intérêt général et renforcent l’intégrité morale et l’Amour de la Patrie.

II – STRATEGIES DE REDUCTIONS DES INEGALITES

La totalité des villes du Sénégal tiendrait sur moins de 1% du territoire national, accaparant sûrement plus de 70% des investissements et drainant, ainsi, une partie significative de la population active. Celle-ci s’adonne principalement aux secteurs tertiaire et quaternaire et, très peu, dans les secteurs de la Production. Cette disparité majeure va entraîner toutes les autres inégalités.

a) Les inégalités d’opportunité
Les inégalités d’opportunité seront éliminées entre groupes et entre individus, en donnant à tout Sénégalais les mêmes chances de réussite et d’exercice des responsabilités individuelles et collectives.

b) Les inégalités dans l’accès à l’Alimentation
Dans la perspective d’une réduction de la dépendance alimentaire vis-à-vis de l’Extérieur, les capacités de production agricole nationale seront renforcées à travers l’accroissement de l’investissement dans tous les secteurs de la chaîne alimentaire et la préservation des ressources naturelles.

c) les inégalités dans l’accès aux Services de Santé
Les inégalités dues à l’accès aux Services de Santé seront réduites à travers une politique de formation, de construction, d’équipements d’infrastructures sanitaires et nutritionnelles de proximité et des structures hospitalières modernes au niveau de chaque Département du Sénégal. La médecine locale sera réhabilitée et dotée de moyens conséquents pour capitaliser, moderniser et améliorer son patrimoine, à travers une recherche appropriée.

d) Les inégalités d’accès à l’Education et à la Formation
Le Système éducatif doit être ouvert, mais enraciné sur nos valeurs culturelles, morales et religieuses, afin de donner à tout Sénégalais les dispositions intellectuelles pour recevoir l’Information à travers l’Ecole. Ainsi, les groupes sociaux, aussi différents qu’ils soient, choisiront le système éducatif adapté à leurs valeurs et à leur milieu, et bénéficieront d’un traitement équitable de la part de l’Etat.

La Science, la Technologie ou la Connaissance pourra s’exprimer dans n’importe quelle langue et par n’importe quelle société. Aujourd’hui, l’Informatique, les Sciences physiques, les Mathématiques, l’Aéronautique voire l’Aérospatiale, etc., sont déclinées dans plusieurs autres langues qui, jadis, ne comptaient pas. Les technologies les plus performantes sont fabriquées en Japonais, en Chinois. Pourquoi pas demain dans nos langues ?

Les exigences de l’entrée à l’Ecole ne concernent pas seulement les apprenants (élèves et étudiants), mais surtout les enseignants qui sont les dépositaires des connaissances à transmettre. L’enseignant doit être un modèle de compétence et de vertu, à l’abri du besoin. Il est l’éducateur de toute la Société et, à ce titre, il doit mériter une attention et un traitement particuliers.

e) Les inégalités villes-campagnes
Pour réduire les disparités entre les villes et les campagnes, l’option de base proposée par NADEMS. est un développement rural fondé sur l’émergence de nouveaux pôles de production qui s’appuient sur l’implantation massive des industries rurales autour de l’Agriculture, l’Elevage, la Pêche, les Ressources naturelles et minières. L’on veillera, particulièrement, à ce que les chaînes de valeurs de chaque secteur, telles que les unités de transformation, soient aussi implantées en milieu rural et non en ville. En vérité, c’est l’espace rural qui devrait plutôt servir de vitrine à l’Industrie.

f) Les inégalités de Genres
Le sexe, le handicap ou l’âge ne sera plus un critère de sélection pour participer au développement de la Nation. La compétence, le mérite et l’intérêt collectif doivent servir de référence pour accéder à toute ressource, y compris le travail, les revenus et les services sociaux. Ainsi, sera renforcé l’accès des femmes, des jeunes, des personnes du 3ème âge, des personnes handicapées et des peuples culturellement vulnérables à toutes les opportunités de développement économique et social et à toutes les richesses de la Nation.

g) Les inégalités d’accès au Logement et aux Infrastructures urbaines et d’assainissement
Une politique de l’Habitat transparente, démocratique et sociale, inspirée de nos réalités socio-économiques, sera définie. L’Habitat sera accessible aux revenus les plus faibles, y compris les acteurs du secteur primaire. Les grandes villes comme Dakar, Diourbel, Touba, Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor, Kaolack, Tambacounda, Matam, Kolda, Louga, Mbour, Fatick, Kaffrine, Kédougou, Sédhiou, etc., feront l’objet d’une planification urbaine d’un type nouveau, qui privilégie le concept de villes nouvelles à vocation économique, sans perturber le schéma originel de la ville ancienne.

III – ORIENTATIONS SECTORIELLES MAJEURES

Développement de l’Agriculture
La politique agricole doit contrôler au moins 60 % de la production agricole qui, aujourd’hui, est déterminée à plus de 60% par la pluviométrie. L’accès et le disponible alimentaire doivent pouvoir libérer du temps au peuple, pour lui permettre de faire autre chose. C’est pourquoi, l’on insistera principalement sur la sécurité alimentaire qui, cette fois-ci, se résume plutôt par la capacité interne à répondre, à tout moment, à une demande alimentaire. Par ailleurs, l’on mettra l’accent surtout sur une agriculture moderne, compétitive et génératrice de revenus, autour de nouveaux pôles de production, de transformation, de commercialisation et de consommation.

Développement des Pêches
Le Sénégal dispose de l’environnement naturel pour le développement des ressources halieutiques. Les côtes sénégalaises, jadis poissonneuses, souffrent d’une pêche intensive et non discriminatoire. Le poisson devient rare. Il convient, à l’image de l’Agriculture et de l’Elevage, de se tourner vers la production du poisson par l’Aquaculture et, surtout, par le développement des fermes marines, tout en préservant nos ressources halieutiques. La cueillette pour l’Agriculture et la chasse pour l’Elevage étant révolue, la pêche au poisson naturel doit être repensée en faveur d’une stratégie de production systématique du poisson. Cette stratégie, lorsqu’elle s’imposera, devra impliquer les pêcheurs traditionnels, avec un programme approprié de formation, de conseil et, surtout, d’investissement conséquent.

Développement du Commerce et de l’Industrie
À l’instar des pays émergents qui ont bâti leur développement économique par le biais des Petites et Moyennes Entreprises et des Petites et Moyennes Industries (P.M.E. /P.M.I.), NADEMS mènera une politique démocratique et décentralisée de création de zones franches autour des nouveaux pôles de production et de transformation.

Des mesures d’incitation seront prises pour faciliter l’encadrement, la formation, l’accès aux prêts bancaires et aux financements et, surtout, l’allégement de la fiscalité. L’objectif visé à long terme est d’arriver à la création de regroupements de P.M.E./P.M.I. en grandes structures industrielles détenant de grands moyens financiers ou pouvant accéder à d’importants moyens qui puissent leur permettre de fabriquer des produits de qualité et de faire face à la concurrence. La Micro Entreprise bénéficiera d’un traitement spécial au même titre que la PME.

La finalité de cette orientation sera de doter le Sénégal d’un tissu industriel et de services performants, avec un label de qualité à vocation exportatrice vers le Continent africain et les grands Marchés mondiaux.

Développement des Sciences et des Technologies
Il faut développer au Sénégal une culture scientifique et technologique. Tous les produits de grande consommation sont des produits de technologie dont nous devons maîtriser la production. Par conséquent, la Recherche scientifique doit être réhabilitée, renforcée et rapprochée du tissu de production. De même, les producteurs et les industriels doivent s’intéresser à la Recherche et participer à son financement.

La dissémination des résultats de la Recherche sera assurée à travers des services de vulgarisation rattachés aux Universités et structures de recherche. En outre, un système d’information et de partage des résultats de la Recherche sera mis en œuvre à travers des rencontres entre Chercheurs d’une part, et entre les Chercheurs et le Public, d’autre part. Des dispositions particulières diversifiées et soutenues seront prises, à chaque occasion, pour sanctionner positivement la Découverte et l’Innovation.

Promotion des Technologies de l’Information
Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (N.T.I.C.) ont l’avantage d’être accessibles à tous les peuples, en ce sens qu’elles ne demandent que de l’intelligence et l’accès à la formation et aux outils et équipements informatiques. Elles constituent un facteur de contact permanent d’échanges de biens et services. NADEMS s’appuiera sur les N.T.I.C. pour raccourcir le chemin vers le Développement.

Renforcement des Infrastructures, des Equipements et des Moyens de Transport
NADEMS s’inscrit dans la logique des infrastructures structurantes et durables sur l’ensemble du territoire. Sa politique en la matière sera ambitieuse et diversifiée dans la conception, la construction, la réhabilitation et la maintenance de grandes infrastructures. Ces infrastructures concernent, aussi, les infrastructures sociales telles que les hôpitaux et centres de santé, les écoles et universités, ainsi que les infrastructures productives telles que les grandes conduites ou adductions d’eau avec leurs stations de pompage, etc. Mieux, NADEMS engagera le Secteur privé dans cette vaste initiative de reconstruction nationale.

Intégration Africaine et Diplomatie
Les économies de nos Etats indépendants ne sont pas durables dans le
contexte actuel de mondialisation de tous les secteurs d’activités. Seuls les grands ensembles démographiques et géographiques pèseront demain sur l’échiquier politique mondial. L’Afrique ne doit pas ignorer sa position et son poids géographique, ainsi que son poids démographique non négligeable pour, déjà, constituer un marché incontournable à l’avenir. Le P.I.B. fondé sur le marché intérieur, ainsi que l’aide extérieure comme ressources financières, ont montré la preuve de l’inefficacité de cette stratégie pour développer individuellement les Etats africains. L’intégration africaine est la réponse pour accélérer la croissance économique du Continent.

La Mission ou la Représentation diplomatique est, généralement, à vocation politique. Compte tenu des enjeux actuels, il convient maintenant de lui donner une mission principalement économique et commerciale. Nos Ambassades devront être les portes d’entrée à l’investissement et, aussi, des vitrines commerciales. Par conséquent, c’est plutôt les Experts qui devraient constituer l’ossature de la Diplomatie et non le contraire.

Défense nationale et Sécurité intérieure
La Défense nationale est, principalement, une question de ressources humaines compétentes et d’équipements adéquats. En dehors de sa mission de défense, l’Armée doit s’impliquer, quotidiennement, dans les actions de développement auprès des populations. Pour cela, NADEMS va insérer dans le curriculum de formation du militaire d’autres qualifications qui relèvent des compétences civiles. A côté de la Santé et du Génie civil qui sont déjà incorporés, l’Agronomie, la Pêche, l’Industrie, etc., devront compléter la formation du militaire. La discipline et la rigueur militaires sont des atouts pour réussir l’intégration civilo-militaire. La sécurité intérieure sera décentralisée et non déconcentrée avec l’implication des Collectivités locales.

Justice
Elle doit être indépendante, compétente, impartiale et incorruptible.NADEMS va matérialiser la séparation des pouvoirs en instituant un mur de séparation. L’Appareil judiciaire sera surtout renforcé par des ressources humaines accrues et des moyens techniques de qualité, afin de supprimer toutes les lenteurs qui entravent ce secteur. Les compétences judiciaires seront sollicitées et impliquées davantage dans la préparation et la négociation des programmes économiques, et des contrats qui les sous-tendent.

Energie et Mines
La politique de recherche minière et énergétique du Sénégal doit être renforcée, car la position géographique et les caractéristiques géologiques du Sénégal indiquent des dispositions minières et énergétiques intéressantes. Il s’agit, dans ces domaines sensibles et stratégiques, d’assurer une maîtrise adéquate et un contrôle national.
Dans le domaine de l’Energie, NADEMS fera autrement. D’abord, il jouera sur les atouts naturels du Sénégal en la matière, en exploitant toutes les possibilités qui s’offriront. A cet effet, une véritable « Ecole de l’Energie », à tous les niveaux de formation, sera mise en place partout où besoin sera. La Recherche sera spécialement dotée de moyens pour asseoir une bonne politique de veille. Dans ce domaine, il s’agira plutôt de faire tourner la roue que de l’inventer. Ensuite, NADEMS va élaborer une stratégie de recherche endogène, soutenue dans le cadre d’une politique de coopération avec les pays amis.

Dans le domaine des Mines, le Sénégal, d’après les résultats préliminaires, se prépare à devenir un pays minier. NADEMS veillera à ce que les retombées économiques de l’activité minière soient profitables aux populations. Mieux, les revenus de la Mine ne doivent pas servir à équilibrer la balance commerciale alimentaire toujours déficitaire, mais à renforcer le potentiel de production agricole permettant de libérer le pays de la dépendance alimentaire.

Promotion touristique et Développement économique de l’Artisanat
Au Sénégal, le printemps dure 9 mois dans sa frange côtière. Si tous les oiseaux migrateurs et les poissons convergent vers le Sénégal durant cette période, la même raison pourrait, aussi, inspirer les touristes. Mais, cela ne suffit pas. La position géographique du Sénégal, qui le place quasiment au centre du monde utile, à égale distance entre l’Europe et l’Afrique d’une part, et entre les Amériques et l’Asie d’autre part, est déterminant pour faire du pays une destination de choix, si une politique intelligente du Tourisme est couplée avec un choix politique de faire du Sénégal une plaque tournante économique de rang mondial. En effet, il suffit de placer des cercles concentriques dont Dakar serait le centre, pour s’apercevoir qu’en moins de 8 heures de vol à la ronde, on a couvert le monde utile. Le Sénégal est un Hub naturel. Le développement touristique peut, par conséquent, s’appuyer valablement sur une maîtrise du transport aérien.

L’Artisanat devra suivre les tendances du développement touristique. Mais, le NADEMS apportera encore sa touche pour mettre l’accent sur l’unique facteur qui déclenche le fonctionnement du système, c’est-à-dire le Point sensible. En effet, l’outil de production de l’artisan est souvent obsolète voire désuet. Il convient, seulement, de le moderniser pour améliorer le rendu de son œuvre et, surtout, augmenter sa productivité.
Promotion d’un Environnement durable
La crise énergétique mondiale et les changements climatiques qui l’accompagnent vont déterminer, encore très longtemps, les contours de l’environnement au niveau global, macro et micro. Par conséquent, les politiques environnementales devraient s’adresser, particulièrement, à ces niveaux. Si les origines des grandes inondations et des sécheresses sont encore très peu connues, il en est moins de leur impact réel au niveau local et individuel. La dégradation de l’environnement induit, généralement, un processus vicieux qui s’ébranle comme une cascade de calamités et de désastres. Par exemple, la sécheresse entraîne un déboisement, puis survient l’érosion des sols par l’eau des pluies pour donner, ensuite, de mauvais rendements aux agriculteurs. NADEMS va promouvoir une approche duale par laquelle la protection, la sauvegarde et la préservation de l’Environnement doivent être couplées avec le concept de « Production de l’Environnement » qui sera, fondamentalement, à la base de la restauration des écosystèmes dégradés et la stimulation de cercles vertueux, aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain.

Santé
Le faible niveau de l’espérance de vie est sans commune mesure avec les défis qui restent à relever au Sénégal et en Afrique. NADEMS veillera à ce que tous les indicateurs de santé contribuent à augmenter, très sensiblement, l’espérance de vie, notamment par :
– une diminution très sensible du taux de mortalité infantile et du taux de morbidité en général ;
– une lutte intense contre les vecteurs des grandes endémies et l’assainissement des environnements pathogènes ;
– une sensibilisation de la femme et, surtout, la scolarisation des filles ;
– une construction et un équipement systématique de centres hospitaliers modernes dans chaque Département du pays ;
– un développement des ressources humaines à tous les niveaux où « l’Ecole » restera le creuset de la sensibilisation.

Jeunesse
Avec plus de 70 % de sa population âgée de moins de 35 ans, l’Afrique montre qu’il est un continent incroyablement jeune. Il y a de fortes chances qu’elle reste longtemps jeune avec son taux actuel de croissance démographique. Cette situation recommande une politique de jeunesse particulière pour, justement, désamorcer le péril démographique que cela comporte et, surtout, faire de la jeunesse l’atout majeur du développement du Sénégal et de l’Afrique. NADEMS mettra l’accent sur une éducation obligatoire, de l’âge d’aller à l’école à l’âge de 18 ans. Cette jeunesse sera, ainsi, prête à continuer massivement dans la Formation technique et professionnelle, fondée sur une solide initiation à la Morale. Cette force vive de la population sera, alors, prête à se prendre en charge.

Planification et Prospective
L’urgence de trouver des solutions à l’ensemble des problèmes auxquels fait face le Sénégal, ne doit pas masquer l’impérieuse nécessité de planifier, programmer, pour surtout anticiper. La planification et la prospective sont d’autant plus indispensables que nos interlocuteurs dans la Coopération internationale ne nous interpellent que sur des questions concernant le moyen et le long terme. NADEMS. mettra, en face, des équipes de veille, de prospective et de planification, pour élaborer tous les scénarios, afin de toujours permettre au Sénégal de choisir, parmi les futurs possibles, celui que nous désirons vraiment avoir. Car, désormais, rien ne sera plus urgent, au point de toujours se précipiter pour accumuler des échecs et manquer, à chaque fois, le véritable rendez-vous du Développement.

L’Economie
Tout est urgent et tout est prioritaire dans un pays pauvre à faible niveau de production et de productivité, avec un PIB annuel de seulement 8 Milliards de dollars par an pour une population de 11 Millions d’habitants. Au sortir de la Colonisation en 1960, le Sénégal indépendant n’héritait que d’un PIB annuel de 0,6 Milliard de Dollars par an. En 1980, à la fin de la magistrature du premier Président de la République, le PIB n’avait augmenté que de 3 Milliards de Dollars par an. En 2000, le second Président de la République ne laisse au Sénégal que 4,6 Milliards de Dollars de PIB par an. Aujourd’hui, après un peu moins de 50 ans d’indépendance, le PIB stagne encore sous la barre des 8,6 Milliards de Dollars par an, malgré les efforts fournis ces dernières années et la fluctuation du Dollar.

En vérité, le Sénégal n’a ajouté que 8 Milliards de Dollars à son PIB depuis 50 ans. En combien d’années, alors, le Sénégal atteindra-il l’Egypte qui affiche un PIB de 100 Milliards de Dollars en 2006 ? Si nous appliquons les mêmes politiques économiques, il suffit de faire une règle de 3, pour trouver la réponse que, hélas ! le Sénégal atteindra le PIB de 100 Milliards de Dollars dans 625 ans. Cette hypothèse, pourtant vraisemblable, s’érige comme un véritable Mur infranchissable devant l’avenir de tout un peuple.

Voilà pourquoi NADEMS propose de faire l’Economie autrement. Une Economie Réaliste fondée, d’abord, sur la compréhension du véritable problème et sur l’identification d’une approche pertinente qui sort des sentiers battus. Car, le Sénégal ne pourra jamais plus se permettre d’avancer si lentement, au risque de voir sa jeunesse renier son identité pour fuir et choisir, au prix de la vie, un autre pays ou une autre nation.

Toutes les grandes Economies du Monde qui ont privilégié l’Agriculture s’en sont sorties mieux que les autres. La preuve, les grandes Nations agricoles dirigent, aujourd’hui, le Monde. En Afrique, l’exemple de l’Egypte est éloquent. Ce pays fait le plus grand PIB agricole de l’Afrique et, pourtant, il n’y pleut pas une goutte d’eau. Toute son Agriculture est irriguée.

Une éducation intelligente doit éviter de porter les effectifs vers des amphithéâtres à vocation non technique, alors que les Instituts de formation professionnelle sont vides. Un choix de développement orienté vers la Production a l’avantage de contrôler la demande, sans subir une hémorragie de devises. NADEMS conduira une politique de développement fondée sur la Science et la maîtrise de la Technologie, quel que soit le prix à payer dans l’immédiat car, le véritable enjeu du développement est d’aller très vite dans la Croissance, sans jamais s’arrêter. Mais, le réalisme commandera d’emprunter le chemin le plus court de tous : l’Intégration de toute l’Afrique.

NADEMS
NOUVELLE ALLIANCE DEMOCRATIQUE DU SENEGAL.
SAMBA KARA NDIAYE

English Version: New Democratic Alliance of Senegal – NADEMS

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4 Comments leave one →
  1. July 15, 2010 7:53 am

    quel misère!!!!!!!

  2. July 17, 2010 6:52 pm

    Sometimes it’s really that simple, isn’t it? I feel a little stupid for not thinking of this by myself.

  3. July 21, 2010 1:29 pm

    Damn, that sound’s so easy if you think about it.

  4. July 22, 2010 1:08 pm

    Great idea, but will this work over the long run?

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